Département de Recherche Médicale

Laboratoire d’Analyses Médicales / Bactériologie / Hygiène et Sécurité

L’URAM (Unité de Recherche et d’Analyses Médicales) fonctionne autour de cinq grands objectifs, à savoir :

  • § Un Pôle santé et surveillance épidémiologique
  • § Réaliser et assurer la qualité des examens d’analyses médicales, d’eau et toxicologiques
  • § Mettre en place un manuel QHSE pour chaque équipe de travail au CIRMF
  • § Evaluer la prévalence de la TBMR (Tuberculose Multi-résistante) au Gabon
  • § Diagnostic et génotypage moléculaire des souches Mycobacterium ulcerans (Responsable de l’ulcère de buruli) au Gabon.

Le Laboratoire d’Analyses Médicales (LAM) effectue des activités afin d’assurer au sein du CIRMF des missions de service en biologie médicale, de santé publique et d’appui à la recherche.

Le diagnostic biologique constitue la principale activité, suivi des analyses bactériologiques d’eau et d’aliments. Depuis janvier 2015 le LAM travaille sur la mise en place des procédures de Qualité et d’hygiène à partir du modèle LAM, pour les autres unités.

Les bilans de surveillance biologique, de dépistage et primordialement de diagnostic infectieux font partie courante des analyses exécutées au laboratoire à la demande des structures sanitaires publiques et privées.

Pour ce qui est de l’activité Qualité Hygiène Sécurité et Environnement (QHSE), l’URAM est en charge du module de QHSE du CIRMF et  le LAM héberge l’organisation des activités avec une mise en œuvre sectionnée. La qualité visée est L’ISO 15189 des Laboratoires d’analyses de biologie médicale sur l’exigence particulière concernant la qualité et la compétence.

Parasitologie médicale et diversité plasmodiale

Biodiversité, Ecologie et Evolution des Parasites

Plasmodium falciparum est l’agent le plus virulent de la malaria chez l’Homme, faisant près de 600 000 morts par an de par le monde et environ 200 millions de cas, la plupart en Afrique sub-saharienne.

Plasmodium falciparum serait apparu récemment chez l’Homme en Afrique à la suite d’un transfert de parasites de gorilles.

Au cours de ces deux dernières années (2014, 2015), l’objectif de l’équipe a été de mieux comprendre l’émergence passée de P. falciparum chez l’Homme et d’évaluer les risques de passages actuels entre primates non-humains et humains en Afrique.

Parasitoses négligées

Les parasitoses négligées regroupent entre autres les maladies liées aux vers et touchent surtout les plus démunis, vivant avec moins de deux dollars par jour. Bien que n’étant pas mortelles à court terme, elles  causent des infirmités avec une incidence économique importante.  Parmi ces maladies, il y a la filaire Loa loa à laquelle on ajouterait une zoonose protozoaire  T. gondii dont l’importance clinique devient  grave à cause de l’augmentation des populations immunodéprimées  Les objectifs de cette unité consistent à établir les prévalences actualisées des maladies négligées ; Mettre au point des diagnostics simples, spécifiques et sensibles et d’étudier de nouvelles voies thérapeutiques et vaccinales.

Etudes des  Hémoglobinopathies

Ecologie des Systèmes Vectoriels

L’Ecologie des Systèmes Vectoriels concerne tous les domaines de l’entomologie médicale. L’Unité concentre sa recherche sur l’étude des insectes d’intérêt médical dans les zones de forêts tropicales humides de l’Afrique Centrale. Elle étudie des insectes d’intérêt médical, qui transmettent des maladies à l’homme mais aussi aux animaux. Elle travaille notamment sur les moustiques, vecteurs de la dengue, du chikungunya, du paludisme, de la fièvre jaune, mais aussi d’autres types d’insectes. Pour ce qui est du cas du Gabon, l’équipe travaille principalement sur des thématiques liées à l’émergence de maladies vectorielles transmissibles chez les animaux sauvages et qui peuvent apparaître chez l’homme. Dans le contexte actuel de changements anthropiques majeurs, les insectes vecteurs doivent faire face à des modifications et créations d’habitats, la pollution, les insecticides, les changements climatiques, les méthodes de contrôle, les modes de dispersion, etc. Ces pressions de sélection peuvent conduire à la modification de la transmission d’agents infectieux, et à des changements sur les risques liés à ces nouvelles dynamiques. Les  recherches se focalisent sur la compréhension de ces processus évolutifs d’adaptation avec une approche multidisciplinaire. Elle s’intéresse  principalement aux modifications génétiques, physiologiques et comportementales des vecteurs à l’aide de modélisation mathématique dans les zones de forêts tropicales humides de l’Afrique Centrale.