Les moyens et les équipements

Les ressources humaines

Le personnel du CIRMF comprend d’une part, le personnel recruté et géré directement par le CIRMF et d’autre part, celui mis à disposition du CIRMF par les membres ayant conclu un accord avec celui-ci.

Environ 150 personnes travaillent au CIRMF. Une cinquantaine  de chercheurs ou techniciens liés à la recherche, de différentes nationalités associés à un support technique et administratif d’une centaine de personnes, assurent le bon fonctionnement de ce centre de recherche. A cela viennent se rajouter de nombreux étudiants et jeunes chercheurs qui viennent effectuer des stages ou des travaux scientifiques de manière ponctuelle (Masters, Thèses).

L’activité des chercheurs est évaluée par le Conseil Scientifique du CIRMF, à l’exception des chercheurs mis à disposition qui restent gérés et évalués dans leur carrière scientifique par leur organisme d’origine ou par le Gouvernement qui les met à disposition.

Les ressources financières

Le financement du CIRMF est assuré conjointement par l’État Gabonais, sous forme d’une subvention directe inscrite dans la Loi des Finances, et la Société pétrolière TOTAL GABON à travers la P.I.D. (Provision pour Investissements Diversifiés). Le Ministère français des Affaires Étrangères et du Développement International participe également au fonctionnement du Centre essentiellement par la mise à disposition de personnel scientifique.

Les moyens scientifiques

Les principaux moyens que le CIRMF emploie pour atteindre ses objectifs sont : les laboratoires de recherches, le centre de Primatologie, l’organisation de missions scientifiques pour l’étude de tout problème correspondant à sa vocation, la coopération et la collaboration avec tous Etats et organismes publics ou privés poursuivant un but similaire au Gabon ou à l’étranger, l’organisation de séminaires et de colloques, la publication de travaux de recherches et de leurs applications.

Les moyens techniques

Le CIRMF est implanté sur une surface de 49 hectares, structure exceptionnelle en Afrique et regroupe près de 2000 m2 de locaux (répartis entre laboratoires de recherche et bureaux) ; un laboratoire d’analyses biologiques ; un laboratoire de haute sécurité permettant la manipulation d’agents infectieux les plus dangereux comme le virus Ebola ; un centre de primatologie considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands du monde ; et trois enclos d’une surface d’environ six Hectares dans lesquels vivent près de deux cents singes en semi-liberté.

  • A Franceville

Les bâtiments centraux et annexes abritent les laboratoires, les bureaux administratifs, la bibliothèque et les services de maintenance

Deux laboratoires de sécurité biologiques de type P3 (biologie moléculaire et cellulaire)

Le seul laboratoire de haute sécurité de type P4 en Afrique Francophone.  Pour des raisons de sécurité, ce complexe est isolé en marge des bâtiments centraux (bureaux, laboratoire de haute sécurité, local de maintenance, sécurité vidéo, gardiennage 24h/24). Il est composé de bureaux et d’un laboratoire de haute sécurité de type P4.

Un Centre de Primatologie (CDP), l’un des plus grands d’Afrique, doté d’animaleries de type A2 et A3 destinées aux animaux inclus dans des protocoles scientifiques. De vastes aires de jeux à ciel ouvert abritent les grands singes (chimpanzés et gorilles) en phase de déportation vers des sanctuaires, plus aucune manipulation n’étant autorisée depuis la réglementation internationale (Great Ape Protection and Cost Savings Act of 2011) qui interdit toute recherche invasive sur les grands singes.

Des espèces d’origine gabonaises (cercopithèques, mangabeys, mandrills), et des espèces importées (macaques, vervets) sont abritées dans des volières. Quatre enclos arborés de 5 à 8 hectares abritent respectivement des singes à queue de soleil (unique colonie en semi liberté au monde) et la plus grande colonie de mandrills en semi liberté du monde (200 spécimens). Un centre de médecine reçoit tous les primates des enclos et des cages pour un contrôle sanitaire. Le Centre est également doté d’une salle de radiologie (imagerie médicale) et d’une salle de chirurgie.

– Une structure de maintenance du Centre (matériel biomédical, garage, approvisionnement, chaine de froid, salles de congélateurs au froid profond et production d’azote liquide, informatique)

– Une zone résidentielle composée de 20 villas, 8 duplex et 16 studios permettant aux chercheurs, thésards et stagiaires de résider dans le campus du CIRMF.

  • A Libreville

Un bureau, chargé de coordonner l’accueil des visiteurs ou personnel du Centre en mission, et la réception des matériels importés ainsi que leur acheminement vers le siège à Franceville.

Un laboratoire de diagnostic de la drépanocytose, est accueilli sur le campus de l’Université des   Sciences de la Santé.

  • A l’intérieur du pays :

Une station d’études de terrain a été mise en place à Dienga. Il s’agit d’un observatoire de Santé, de type dispensaire qui est implanté à Dienga, village situé à 3 heures de route à l’ouest de Franceville, à la frontière de la République du Congo, pour mener des études de terrain sur la prévalence de maladies virales et parasitaires et de leurs implications en santé publique.